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Le monde est un kaléidoscope, et tu es l'enfant qui l'observe en silence

2026-01-22

Quand nous étions petits, nous avons tous joué avec des kaléidoscopes.

À l’époque, nous pensions que c’était de la magie. Ce n’était pourtant qu’un simple tube en papier, mais dès qu’on l’approchait de l’œil, on pouvait voir des fleurs épanouies et des étoiles scintillantes. Plus magique encore, les motifs ne se répétaient jamais ; chaque regard révélait un monde nouveau.

En grandissant, nous avons pris l’habitude de voir le monde comme quelque chose de fixe, de dur, et parfois même de gris. Nous fixons les difficultés devant nous, pensant qu’elles représentent toute la vérité de la vie.

Mais peut-être avons-nous tous oublié le secret le plus simple.

Le monde est un kaléidoscope, et toi, tu restes cet enfant qui regarde à travers la lumière et lui donne un sens.

La soi-disant « réalité » n’est que fragments attendant d’être illuminés

Si tu as déjà démonté un kaléidoscope, tu as probablement été très déçu.

Il n’y a pas de peintures exquises à l’intérieur, seulement quelques morceaux de verre coloré bon marché, quelques perles en plastique, et même quelques bricoles insignifiantes. Ils sont entassés en désordre, sans aucune esthétique.

C’est la « matière première » de la vie.

Dans ce monde, nous rencontrerons tous ces « éclats de verre » : un examen raté, une histoire d’amour sans lendemain, un travail insatisfaisant, un accident soudain…

Si tu laisses simplement le kaléidoscope sur la table et regardes ces fragments éparpillés de loin, tu penseras que la vie est un gâchis. Tu pointeras ces débris du doigt en disant : « Regarde, c’est ma vie brisée. »

Cependant, le mystère du kaléidoscope réside dans la réfraction, et dans la lumière.

Quand tu le prends et utilises le prisme pour observer avec conscience, ces fragments initialement chaotiques sont instantanément réfractés en motifs symétriques, harmonieux et splendides. Les fragments n’ont pas changé, le monde n’a pas changé ; ce qui a changé, c’est ton regard.

N’oublie pas, c’est toi qui décides où regarder

Beaucoup de gens souffrent dans la vie parce qu’ils se considèrent comme les « fragments » à l’intérieur du kaléidoscope, laissant le destin les secouer jusqu’à ce qu’ils soient meurtris.

Ou bien, ils se voient comme des « victimes » passives, fixant les images terrifiantes ou tristes qui défilent, figés sur place, essayant de se cacher les yeux avec les mains ou voulant désespérément extraire les fragments.

Mais souviens-toi, tu es l’observateur qui tient le tube et décide de la perspective.

Ce qu’il y a de plus fascinant dans un kaléidoscope, ce n’est pas ce qu’il présente, mais comment tu le vois.

Quand tu vois un motif qui ne te plaît pas, tu n’as pas besoin de t’efforcer de briser le kaléidoscope, ni de t’inquiéter de devoir faire quelque chose de bouleversant immédiatement pour changer la situation.

Il te suffit de faire un geste minuscule : Ajuster tes pensées.

« La conscience », c’est ton interaction la plus profonde avec le monde.

Même le plus léger changement d’état d’esprit peut transformer un triangle pointu en un cercle doux, ou transformer un noir oppressant en un arrière-plan qui met en valeur la lumière.

Ta réalité change avec ton état d’esprit. Tu ne peux pas décider si le tube contient du verre rouge ou des perles bleues, mais tu peux décider avec quelle mentalité tu les accueilles, décidant ainsi si tu vois un désastre ou un baptême de l’âme.

Apprécie le flux de l’« impermanence »

Puisqu’il s’agit d’un kaléidoscope, cela signifie que rien n’est figé éternellement.

Parfois, nous voyons un motif d’une beauté à couper le souffle, alors nous retenons notre souffle, essayant de saisir l’instant, de peur de détruire cette beauté. Nous devenons anxieux à l’idée de perdre ce que nous avons, craignant le passage de la seconde suivante.

Parfois, nous voyons un motif sombre, et nous sombrons dans le désespoir, pensant que notre vie est figée là pour toujours.

Sois cet enfant curieux.

Quand les enfants regardent dans un kaléidoscope, ils ne pleurent pas parce qu’un motif disparaît, ni n’ont peur parce qu’un motif semble grotesque. Ils sont pleins de curiosité, regardant la lumière et l’ombre circuler, permettant à tout d’arriver.

Conclusion

Cher ami, si tu trouves que le monde en ce moment est sombre et sans lumière, ou chaotique, arrête-toi d’abord et respire profondément.

Personne ne te force la tête contre une image misérable pour t’obliger à regarder. C’est toi qui tiens ce kaléidoscope.

Ne te précipite pas pour agir, ne te précipite pas pour lutter. Essaie d’abord de bouger tes pensées, change d’angle pour voir.

Le monde est un kaléidoscope, et tu es l’enfant qui lui donne sa lumière.

Regarde, tant que tu es prêt à être conscient, de nouvelles fleurs s’épanouissent à nouveau.

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